dimanche 5 janvier 2014

Mission 5 : Analyse critique et discussion d’un site Web historique


Site choisi pour l’analyse : http://historywired.si.edu/index.html

Le site qui a donc attiré mon attention après la visite des sites proposés est History Wired: A Few of Our Favorite Things.

Description générale du site :

C’est un site expérimental de la Smithsonian Institution dans le but d’initier les visiteurs à certains des trois millions d'objets détenus par le Musée national d'histoire américaine : The Behring Center.
Le but est donc de présenter des objets parfois insolites de la collection qui ne peuvent pas tous être exposés dans le musée.
En effet, il y a moins de cinq pour cent de la vaste collection sur l'affichage public dans les salles d'exposition du musée.
Donc ce genre de site est mis en place et développé pour mettre en avant la richesse de la collection du musée en ligne.
De plus dans ce site, on trouve 450 objets sélectionnés par les conservateurs à travers le musée. Il comprend des éléments célèbres, insolites ou de tous les jours mais qui ont des histoires intéressantes à raconter. Ils ne sont pas forcément destinés à être représentatif de l'ensemble de la collection du Musée.

La conception et la navigation sur le site ont été fournies par Martin Wattenberg et SmartMoney.com.
History Wired peut donc être assimilé à une visite privée et virtuelle à travers les zones de stockage du musée. Les visiteurs peuvent sélectionner les objets qui les intéressent et consulter les informations principales sur ces articles.
Pour ce qui est du nom du domaine, il s'agit de .edu .

Aspect de la page d’accueil du site :



Fonctionnement du site et mode de navigation :

Comme on peut le voir, le site est assez complexe.
D’abord chaque objet est représenté par une case (un carré ou un rectangle) et sa taille est proportionnelle au nombre de remarque laissées par les visiteurs.
Comme c’est une carte interactive, lorsque l’on place le curseur sur une case, on a une description générale de l’objet en une ou deux lignes, sa date ainsi qu’une éventuelle photo.

Les objets sont classés selon 11 grandes différentes catégories. Mais on trouve également des sous thèmes que l’on peut librement sélectionner.
Ainsi lorsque l’on passe le curseur sur une case, on voit apparaitre des liens vers les sous thèmes correspondants et les plus pertinents de l’objet. On peut aussi cliquer sur un sous thème et voir les cases correspondantes surlignées en orange.
Possibilité également de faire une recherche chronologique. C’est à dire qu’au fur et à mesure que l’on déplace le curseur du temps sur la frise, les cases se surlignent progressivement en gris selon la date de l’objet.
La chronologie des objets va de 1400 à 2000.
On peut aussi zoomer sur une zone précise de la grille pour voir les cases de plus près.
Il est également possible de rechercher un objet précis en le rentrant dans la rubrique « recherche ».
Cependant, malgré ces fonctionnalités, ce site est resté au stade expérimental et donc comporte un certain nombre de défauts et problèmes.


Analyse critique du site :

D’abord pour accéder au site on rencontre déjà un problème. En effet, le site ne nécessite pas d’inscription quelconque mais comporte une application non signée. Il faut donc accepter une autorisation d’exécution et posséder une version à jour de java pour rentrer sur le site.

D’autre part lorsque l’on double clic sur la case d’un objet ou que l’on clic sur « en savoir plus sur cet objet », la fenêtre de description ne s’ouvre pas automatiquement d’elle même. Il faut donc aller chercher cette description par soi même.

Pour cela il faut passer par la version « Text Only » et ainsi avoir accès à tous les objets classés par catégories mais cette fois en version texte.

Exemple pour la catégorie « vêtement » (clothing)



Ensuite pour ce qui est de la fiche détaillé d’un objet on se rend compte, lors de sa consultation, qu’elle reste assez limitée et brève.
On peut y voir une description de l’objet et de son éventuel possesseur sous la forme d’un petit paragraphe d’une dizaine de ligne. Il y a également la présence de quelques notes complémentaires.
Il a quand même parfois quelques informations complémentaires et plus poussées sur l’objet mais toujours sous forme de textes assez courts et brefs.
On peut aussi consulter et télécharger des documents audio s’il y en a. Enfin on peut évaluer l’objet avec une note entre 0 et 10 pour savoir comment cet objet est perçu par les visiteurs du site et quels types sont les plus appréciés.  

On peut mettre en avant certains objets et différents thèmes.

Le premier exemple dans la catégorie « clothing » (évoquée plus haut) avec la fiche sur la robe inaugurale de Jacqueline Kennedy :




Autre exemple que l’on peut mettre en avant cette fois dans la catégorie « sports » avec la fiche sur la raquette de tennis de Chris Evert.




On peut donc voir dans ces deux exemples les différences qu’il peut exister entre les fiches des objets. On peut avoir un objet très bien détaillé et un autre avec une description vraiment très succincte.

On voit donc bien ici le côté déséquilibré de ce site et bien sur son côté évidemment expérimental.   


Synthèse et conclusion :

Pour conclure sur ce site, on peut dire que ce genre de travail présente quand même des avantages.
Grâce aux ressources virtuelles, il est possible de gérer et générer du contenu sans contraintes de montage ou d’édition.
Mais aussi, on ne fait pas attention à l’échelle et à l’organisation que nécessite ce travail dans le musée.
On peut consulter le site de la manière que l’on veut et autant de fois que l’on veut. Possibilité également de copier un texte ou un article et de l’imprimer mais pas non plus à des fins commerciales.
Des pages qui sont pensées et conçues par des professionnels (directeurs artistique, superviseurs de production, photographes).
De plus, si on recherche ce site avec Google il très facilement trouvable et apparait en premier de façon claire.

L’analyse et la critique faite sur ce site peut donc nous emmener à mettre en avant le point de vue de Kelly Schrum dans son article "Surfing for the Past : How to Separate the Good from the Bad," AHA Perspectives (May 2003).
Elle met en avant l’importance de critiquer les ressources en ligne et d’évaluer des sites Web (historiques).

Exemples de questions à se poser pour réaliser à bien ce travail :

La question de l’auteur ou du créateur de la ressource en ligne (Qui a créé ? Qui héberge ? Quel est le nom du domaine ?)
Quel est le but du site ?
Qui est le public visé ?
Les sources sont-elles bien documentées ?
Y a-t’il une bonne orthographe et grammaire ?
A-t-on accès à des liens vers d’autres sites ?
Quelle est la crédibilité du site ?

Un travail qui est on ne peut plus utile et essentiel (comme celui que nous venons de faire) dans le but de savoir comment appréhender, consulté et utilisé un site Web.

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire